Entretien avec le Dr Elghayesh, directeur exécutif, et M. Wael, directeur de production à l'ASSM (Al Sharkiya Sugar Manufacturing S.A.E.)

Messieurs, désirez-vous du sucre dans votre thé ?

L'un se sert une cuillerée de sucre, l'autre deux.

 

Est-ce que vous pourriez vous présenter s'il vous plaît ?

Dr. Elghayesh : Je travaille dans l'industrie sucrière depuis 1991. J'ai commencé ma carrière chez Delta Sugar, avant de passer au Savola Group et je travaille maintenant pour ASSM. J'ai occupé de nombreuses positions différentes et j'exerce aujourd'hui une fonction de direction. En tant que directeur général, je suis responsable de toute la production - de la réception des betteraves au produit final - et j'ai en outre des responsabilités financières.

Monsieur Wael : Je travaille en tant que directeur de la production. Je suis depuis 2015 chez ASSM, où je suis surtout chargé des questions techniques et de négocier les contrats avec les différents fournisseurs. Auparavant, j'étais directeur de la production chez Nile Sugar après avoir travaillé à la sucrerie d'Al-Fayyum. J'ai également acquis de l'expérience dans le domaine du sucre de canne chez Sugar & Integrated Industries Co. Je travaille dans l'industrie sucrière depuis 1998.

 

Pourriez-vous nous expliquer le rôle de BMA dans ce projet ?

Tous les deux en même temps : BMA a été le principal contractant et a livré l'installation de diffusion, l'atelier sucre et la station de conditionnement. En outre, BMA a été responsable de l'ingénierie de détail, ainsi que des modifications réalisées sur l'ingénierie de base fournie par une autre entreprise de construction mécanique. De plus, BMA a mené les discussions techniques avec l'équipe d'ASSM et a bien entendu aussi surveillé et accompagné la construction, ainsi que la bonne mise en service.

 

Est-ce qu'il est utile pour vous d'avoir un seul interlocuteur chez BMA pour toutes les questions concernant l'ingénierie, le projet et la construction ?

Dr. Elghayesh : D'après ce que j'ai pu constater, il est bon d'avoir un seul interlocuteur responsable. Cela facilite la communication et le projet est mieux conduit : de sa conception jusqu'à la montée en production de l'installation.

Monsieur Wael : Oui, je suis également du même avis. Il est utile d'avoir dès le début les mêmes collaborateurs pour avoir ainsi en commun l'historique du projet en matière de discussions techniques, d'accords, etc.

 

Êtes-vous satisfaits du travail des chefs de montage de BMA ?

Dr. Elghayesh : C'est une question qui s'adresse plutôt à mon collègue, car j'ai seulement rejoint le projet plus tardivement.

Monsieur Wael : Ils sont très aimables, ont une grande expérience technique et s'y connaissent en matière de coopération avec les Égyptiens, en particulier M. Bartel : il a résolu lui-même les 

problèmes techniques ou bien s'est adressé immédiatement à BMA pour trouver une solution. Les chefs de montage sont très importants pour mener à bien un tel projet, car ils sont chargés d'instruire les entreprises de construction sur le site qui n'ont souvent aucune expérience dans notre domaine.

 

Avez-vous reçu l'assistance espérée, quand des problèmes sont survenus au cours de l'exécution ?

Monsieur Wael : Durant un tel projet, des problèmes peuvent bien entendu toujours survenir, mais il n'y a eu heureusement aucune difficulté importante dans ce cas précis. Les collaborateurs techniques de BMA étaient toujours disponibles. Ils ont très bien écouté ce que nous avions à dire et ont aussi accepté notre expérience. Nous avons discuté ensemble avec l'équipe de BMA de ces points pour trouver des solutions. Les collaborateurs de BMA ont ainsi facilité le travail de l'équipe d'ASSM en charge du projet et fourni dans l'ensemble du très bon travail.

 

Comment décririez-vous la communication entre BMA et Al Nouran ?

Monsieur Wael : Il y a normalement toujours un interlocuteur sur le site auquel nous pouvons nous adresser. Mais quand des problèmes plus importants surviennent, BMA nous aide à trouver une solution grâce à une équipe sur place. La communication fonctionne parfaitement, car les collaborateurs de BMA travaillent avec nous, ils sont qualifiés d'un point de vue technique et ont de l'expérience. Par comparaison avec d'autres entreprises, je trouve que la communication avec BMA est excellente.

 

Quels sont les défis à relever lors de l'exploitation d'une sucrerie en Égypte ?

Dr. Elghayesh : La disponibilité des betteraves sucrières et des collaborateurs qualifiés. En outre, il n'est pas facile d'utiliser des technologies modernes, car les collaborateurs préfèrent travailler avec l'équipement qu'ils connaissent. Le calendrier des projets est toujours très serré pour des raisons qui ne sont pas techniques.

Monsieur Wael : Je suis en tous points d'accord avec mon collègue.

 

Combien de personnes travaillent ici durant la campagne ?

Tous les deux en même temps : Il n'est pas habituel en Égypte de communiquer ces chiffres en externe. En comparaison avec d'autres usines en Égypte, nous avons une organisation très allégée, mais cela est bien entendu loin d'atteindre le niveau européen. Nos chiffres sont inférieurs d'environ 20 à 30 % à ceux des autres usines du secteur privé et sont inférieurs de 50 % par rapport à ceux des anciennes usines publiques.

 

Au vu des résultats technologiques, êtes-vous satisfaits des équipements de BMA en service ?

Dr. Elghayesh : Oui, la qualité des équipements de BMA est indiscutable, nous le savions déjà grâce à des projets précédents. Jusqu'à présent, l'équipement fonctionne très bien lors de cette première campagne et je suppose que cela continuera d'être le cas au cours des prochaines années.

Monsieur Wael : J'aimerais ajouter à cela que nous connaissons ici en Égypte la qualité des équipements de BMA depuis déjà 1978. La nouvelle tour de diffusion qui est du reste la première au monde à posséder ce diamètre a fourni de très bons résultats lors de la première campagne et l'inspection effectuée après la campagne n'a montré aucun dommage mécanique.

 

Êtes-vous satisfaits de la mise en service réalisée par l'équipe de BMA ?

Monsieur Wael : Oui. Les collaborateurs de BMA sont qualifiés et ont beaucoup d'expérience. Ils sont ouverts aux suggestions et à l'expérience de l'équipe d'ASSM ; la montée en production et la mise en service des installations ont pu être menées à bien sans problème grâce à la bonne coopération des deux équipes.

 

Votre travail profite-t-il de la présence du représentant de BMA sur le site ?

Tous les deux en même temps : Il est en effet très utile d'avoir ici en Égypte un représentant. Nous avons la même mentalité et parlons la même langue. Cela entraîne souvent une meilleure compréhension entre tous les participants.

 

Est-ce que vous avez en tête des points ou des domaines où BMA pourrait s'améliorer selon vous ? En avez-vous des exemples ?

Monsieur Wael : Des optimisations sont toujours possibles d'un point de vue technique. Mais en ce qui concerne la réduction de la consommation de vapeur ou la maximisation du rendement en sucre, BMA cherche constamment à s'améliorer. L'ingénierie est très bonne et je suis convaincu que BMA est prête à discuter d'autres études et même à accroître à l'avenir l'efficacité de la sucrerie. BMA continuera d'être un partenaire stratégique d'ASSM.

 

Merci d’avoir pris le temps de nous accorder cette interview pour donner à nos lecteurs un aperçu de cet important projet. Nous nous réjouissons beaucoup de poursuivre notre coopération avec vous.

Michael Oehlmann
Interview partner, Michael Oehlmann from BMA