Des processus plus sûrs chez BMA

Notre collègue Doreen Hennings a suivi une formation pour améliorer les processus de production. Elle a obtenu la certification « Lean Six Sigma Green Belt ». L'entretien suivant explique de quoi il s'agit, ainsi que le travail de Doreen Hennings :

Bonjour Doreen, est-ce que tu peux nous expliquer brièvement à quoi correspond la méthode 6S ?

Bien sûr. La méthode 6S est une procédure systématique pour aménager son propre poste de travail et son environnement de travail de manière si structurée et si standardisée qu'il est possible de se concentrer au mieux sur les activités à forte valeur ajoutée. Nous pouvons ainsi éviter le gaspillage ou le réduire à un minimum. En même temps, 6S a aussi un effet très positif sur la sécurité au travail conformément à l'équation : sécurité = ordre + propreté. Les « 6S » correspondent au rangement, à la systématisation, au nettoyage, à la standardisation, à l'autodiscipline & à l'amélioration continue et à la sécurité.

 

Que signifie PAC au juste ?

PAC est l'abréviation des processus d'amélioration continue. Ici chez BMA, je suis responsable des PAC.

 

Depuis quand la méthode 6S existe-t-elle chez BMA ?

Nous employons la méthode 6S de manière cohérente depuis le début de l'année 2019 dans différents secteurs de fabrication. L'important est de rendre visible la thématique de la méthode 6S pour chacun des membres du personnel.

 

Quels sont les prochains objectifs ?

Nous souhaitons désormais nous attaquer à une autre partie de la chaudronnerie. Ce projet est dirigé par Can Ateser du secteur de la préfabrication. Les idées et les propositions des collaborateurs de la chaudronnerie sont prises en compte et analysées à cet effet. Même notre responsable HSE (hygiène, sécurité et environnement), Robert Bessel, doit être présent dès le début, afin de tenir aussi compte des sujets comme la sécurité au travail et l'ergonomie.

 

Est-ce que chacun ne peut pas travailler comme il le souhaite ?

Non, ce n'est malheureusement pas aussi simple que cela. En tant qu'employeur, BMA a un devoir de prévoyance vis-à-vis de ses collaborateurs. Cela signifie que les postes de travail doivent être analysés en évaluant les risques et que certaines conditions de sécurité doivent être remplies.

 

Comment es-tu arrivée à ta fonction actuelle ?

Le moment était venu pour moi d'évoluer après être revenue il y a environ 2 ans de mon congé parental. Dr. Beer et moi-même avons regardé ensemble les possibilités existantes, avant que la fonction de responsable PAC ne me soit proposée dans le secteur de la fabrication. Avant mon congé parental, j'ai dirigé le service de réclamation. J'y ai souvent analysé les cas de réclamation : aussi bien d'un point de vue technique qu'en ce qui concerne les processus. J'ai la prétention d'améliorer le travail et les processus ; c'est aussi quelque part mon moteur personnel. J'ai ainsi pensé que la fonction de responsable PAC me correspondrait tout à fait.

 

… et tu as alors suivi une formation continue ?

Exactement, cela a été la raison pour laquelle j'ai suivi une formation continue. Une formation « Lean Six Sigma Green Belt ». Il s'agissait de plusieurs semaines de formation avec un examen final. C'est seulement après avoir réussi l'examen final que j'ai reçu mon certificat. Sur le fond, il s'agissait d'examiner et de résoudre des problèmes à l'aide de chiffres, de données, de faits et d'outils pour la plupart statistiques. Le principe de base consiste toujours à se fier aux données pour prendre sa décision. Une simple intuition ne suffit pas alors.

 

À quoi a ressemblé ton examen final ?

En fin de compte, j'étais à la recherche d'un sujet pour mon projet. Lorsque je suis passée au secteur de la fabrication, j'ai pris en charge la direction du projet de modernisation du montage final des centrifugeuses. Ce projet était donc le sujet idéal pour mon examen final. Le titre de mon rapport est « Garantir une cadence de 4 jours lors du montage final des centrifugeuses ». J'y analyse très précisément les dysfonctionnements et je regarde ce qui peut être amélioré.

 

Quels sont les défis particuliers de ce sujet ?

Dans une entreprise comme BMA, il y a des choses qui ont toujours été faites d'une certaine manière et je remets cela en question. Un exemple : lorsqu'on constate à la fin de la chaîne de fabrication qu'il faut toujours repasser le filetage d'une certaine pièce, je me demande alors pourquoi c'est le cas. Lors des échanges avec les collègues, j'examine l'ensemble du processus pour éliminer la source du problème – c'est ça le grand défi !

 

Comment échanges-tu avec tes collègues ?

Tous les matins, après la réunion de notre atelier, je vais voir les collègues du montage final pour leur dire » bonjour » et m'informer des dysfonctionnements actuels lors de la procédure quotidienne de montage. Nous parlons des causes éventuelles et des solutions possibles. Des départements voisins sont également souvent impliqués ici. Le but est de fournir uniquement des pièces qui peuvent être immédiatement utilisées sans être retouchées. Mais je tiens à clarifier quelque chose : c'est seulement ensemble que nous pouvons améliorer nos processus et nos produits ; cela signifie qu'aussi bien les collaborateurs que les cadres supérieurs doivent contribuer à l'amélioration de la situation de travail. Le thème des PAC a un très grand potentiel pour tout le secteur de la fabrication.

 

Est-ce qu'il y a déjà des améliorations concrètes ?

Il y a peu à peu beaucoup de petites améliorations qui ne sont pas toujours visibles de l'extérieur. Un collègue devait toujours par exemple grimper dans le panier couché de la centrifugeuse pour monter l'obturateur. Il glissait alors à chaque fois sur le tamis déjà installé, ce qui était aussi un sujet touchant à la sécurité au travail. J'ai donc rencontré le collègue et le chef d'équipe responsable, nous avons eu une brève séance de brainstorming et réfléchi ensemble pour trouver une solution. Dorénavant, des attaches sont employées au moment du montage afin d'empêcher le tamis de glisser. Et voilà, nous avons non seulement simplifié le processus de fabrication, mais aussi fait en même temps quelque chose pour la sécurité au travail. Et tout cela a demandé très peu de moyens pour être mis en œuvre.

 

Merci beaucoup, Doreen, pour cet entretien.